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Portrait de photographe #006 – Matthieu VAUTRIN

L’idée derrière la série “Portrait de photographe” est de mettre en avant le travail de photographes que j’apprécie et de constituer une galerie de portraits de photographes (mettre le photographe de l’autre côté de l’objectif). Aujourd’hui, portrait de Matthieu VAUTRIN.

Autoportrait de Matthieu VAUTRIN - © Rachel LEMME - Tous droits réservés.

Portrait de Matthieu VAUTRIN – © Rachel LEMME – Tous droits réservés.

La première photo ?
Je devais avoir 7/8 ans, mon père m’a ramené un petit argentique à pellicules 110 d’un voyage à New York. Ça a commencé comme ça, avec des photos de ma famille essentiellement.

Ton dernier choc photographique ?
La série Captive de Gaston Lacombe, qui traite de la souffrance des animaux en cage. Ou encore la série Hopeless Romantic de Pauline Ballet et Julien Mauve.

Qu’est ce qui a déclenché ce besoin irrépréhensible de capturer la lumière ?
Le besoin de figer l’éphémère, de saisir un instant, et de pouvoir s’y replonger ensuite. Parfois ça fonctionne, mais souvent le rendu n’est pas à la hauteur de la réalité, et ça peut être un peu frustrant. Je suis perfectionniste et donc rarement satisfait.

Au fond, qu’est-ce que tu cherches quand tu appuies sur le déclencheur ?
Je recherche surtout à capter des instants de vie, des instants qui, d’un point de vue extérieur, peuvent paraître anecdotiques, mais qui parleront une fois capturés. C’est ça que je recherche, encore plus que la beauté technique de l’image, ce sont les histoires que raconteront mes photos.

Des projets en gestation ?
Quelques vidéos à monter de mes derniers voyages, et beaucoup de projets d’images en tête.

Et si Photoshop n’existait pas ?
Je ressortirais plus souvent mes vieux argentiques, ce que je fais de temps en temps, un peu par fainéantise : avec une bonne pellicule, la photo une fois développée est souvent déjà très proche du résultat que je voulais obtenir au moment du déclenchement, pas besoin de traitement.

Le photographe qui t’inspire le plus ?
Alain Laboile, pour ses séries de photos sur la famille (sur sa famille), et toutes les histoires qu’elles racontent. On est littéralement plongé dans son quotidien familial sans jamais pourtant en avoir rencontré les protagonistes.

Une photo que tu aurais aimé prendre ?
Une des photos de la série Locals Only de Hugh Holland, sur les débuts du skate moderne en Californie dans les années 70.

Bio express : Je m’intéresse beaucoup à l’image en général, et pas seulement à la photographie. Bien qu’ayant fait beaucoup de montages vidéos depuis tout petit pour m’amuser, je ne me suis sérieusement mis à la photographie que depuis 4/5 ans, et j’en ai profité depuis pour apprendre toute la technique. Je travaille aujourd’hui dans un domaine qui n’a rien à voir avec la photographie, mais qui me permet de pas mal voyager. Le but n’est pas donc pas d’en faire mon activité principale, mais de continuer à me faire plaisir, c’est l’essentiel.

Pour un aperçu détaillé des travaux de Matthieu, il suffit de vagabonder par là :

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Portrait de photographe #005 – Daniel NOLL

The idea behind the series “Portrait de photographe” is to highlight the work of photographers I like and to build a gallery of portraits of photographers (put the photographer on the other side of the lens). Today, a portrait of Daniel NOLL.

Shooting at Morgan’s Rock, Pacific Coast in Nicaragua © Audrey Scott

Shooting at Morgan’s Rock, Pacific Coast in Nicaragua © Audrey Scott

The first photo?
It’s likely that the very first photo I took was actually with an unimpressive family camera, an old Kodak disc camera. My first serious photography would include some black and white SLR photos, including of an old instrument and record shop that I took in my old neighbourhood in San Francisco North Beach. When I lived there, the neighbourhood had a nostalgic, timeless quality. So the black and white medium really fit.

Your last photographic shock?
Contrast Steve McCurry’s headliner shot of a young Peruvian boy in his gallery entitled Contrast and Clarity (http://stevemccurry.com/galleries/contrast-clarity) with the young Indian boy and the fire headlining his Seeing Double gallery (http://stevemccurry.com/galleries/seeing-double). Each photo is impressive on its own, yet even more impressive considering it comes from the same hand.

What triggered this irreprehensible need to capture light?
I believe it’s less a trigger and more an evolution. An evolution that incorporates a growing appreciation of what it means to experience life in its fullest, including its most ordinary moments, its most ordinary forms.

Basically, what you are looking for when you press the shutter button?
Exceptional, the most honest representation of the moment, or both. Photography presents us with the challenge : How can we capture the best framed (some might say two-dimensional) slice of a three-dimensional experience. I’m spurred by a feeling, an emotion, a connection – and it’s my hope of communicating those through the limitation of the frame.

Any projects underway?
A few, including a book that attempts to do justice to what we’ve discovered about life while traveling around the world for over seven years.

What if Photoshop did not exist?
We might be better off. We would probably find alternative methods to alter and otherwise play with light and color, just like Ansel Adams and others did well before the age of Photoshop.

The photographer who inspires you the most?
Two, I suppose. Henri Cartier Bresson. Bresson had a way of capturing the ordinariness of humanity in a way that made it look extraordinary and almost lyrical. Steve McCurry. His portraits are satisfying and unsettling in one go. His photography makes me wonder what the subjects are feeling and thinking — and what about them and their lives brought them to that exact moment.

A photo that you’d wish to take?
There’s no specific subject that comes to mind. However, I can dream of taking a photo like Earthrise (http://www.nasa.gov/multimedia/imagegallery/image_feature_1249.html#.U9ps5oB0qjg) one that fundamentally alters – for the better – the way we view our planet and our shared responsibility to care for it.

Bio express : We (Daniel Noll and Audrey Scott) are a married photography and blogging team on a journey around the world. In December 2006, we sold everything and quit our jobs (consulting and international ops and legal, not at all photography related) in Prague, Czech Republic for a 12-18 month around-the-world trip and creative sabbatical. Over seven years later, our journey has transitioned into a life and business. We continue to travel — learning, shooting, writing, blogging, sharing, connecting and arguing over who gets the DSLR camera.
While we enjoy landscapes, the type of photography that engages us most involves humanity – shots from local markets, street scenes, rural communities, and the faces of the people we’ve met. We aim to capture people as they are, as we see them, unstaged. Our goal is to personalize and humanize, to convey the human spirit and make the world feel accessible and approachable. Some examples of this photography includes photo essays like Women from Around the World or Kids from Around the World.

For a detailed overview of the work of Daniel and Audrey, simply wander there:

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Portrait de photographe #004 – Frédéric BOURRET

L’idée derrière la série “Portrait de photographe” est de mettre en avant le travail de photographes que j’apprécie et de constituer une galerie de portraits de photographes (mettre le photographe de l’autre côté de l’objectif). Aujourd’hui, portrait de Frédéric BOURRET.

The me nobody knows © Frédéric BOURRET – Tous droits réservés.

The me nobody knows © Frédéric BOURRET – Tous droits réservés.

La première photo ?
J’ai eu une forte émotion sur la photo nommée : before these crowded streets. Chaque fois que je la regarde j’ai une émotion toute particulière. C’est aussi la première photo que j’ai vendue.

Ton dernier choc photographique ?
J’aime beaucoup l’esprit décalé de Sean DuFrene.

Qu’est ce qui a déclenché ce besoin irrépréhensible de capturer la lumière ?
Un besoin irrépréhensible de capturer des émotions.

Au fond, qu’est-ce que tu cherches quand tu appuies sur le déclencheur ?
Je ne recherche rien, je ressens quelque chose et j’appuie. Je shoote très peu, il faut que je ressente quelque chose et si je prends une photo il faut que j’en fasse quelque chose. Je ne suis pas un serial shooter qui a 14.000 photos sur son ordinateur :) .

Des projets en gestation ?
Oui bien sur, ils se préparent et dès qu’ils seront dans la nature je pourrais plus en parler, pour l’instant ils murissent.

Et si Photoshop n’existait pas ?
J’utilise très très peu photoshop alors je dirais que ça ne changerais rien pour moi.

Le photographe qui t’inspire le plus ?
Il y a deux photographes qui m’inspirent, les clichés de Lee Friedlander pour la complexité des angles (notamment Knoxville, Tennessee, 1971) et aussi Jacques
Henri Lartigue pour la fraicheur et la joie de vivre qu’il a su transmettre dans ses clichés.

Une photo que tu aurais aimé prendre ?
J’aurais aimé photographier le New York des années 20.

Bio express : Artiste photographe français, Frédéric Bourret s’est d’abord formé à New-York, où, pendant cinq ans, de tirages en clichés, il se familiarise avec les cadrages, les reflets, les symétries. De cette étape ressort une très belle série en noir et blanc, sobrement intitulée “New York”. Une collection qui, par miroitement et géométries, rappelle l’imagerie traditionnelle de la ville, que nous ont transmise un Friedlander ou un Kertész, tout en y insufflant une quiétude et une paix peu habituelles. Vient ensuite “A Découvert”, une galerie de nus, également en noir et blanc, par laquelle l’artiste s’autorise un regard intimiste, sensible, doux. Des images témoignant du soin porté à la composition, au plan mais aussi à l’objet photographié qui se voit respecté et sublimé sans artifices ni travestissements. Ce bref panel de séries et de regards témoigne à la fois de la richesse créative et du bagage artistique de Frédéric Bourret. Un jeune, et donc prometteur, photographe que vous pouvez également découvrir au travers de trois recueils.

Pour un aperçu détaillé des travaux de Frédéric, il suffit de vagabonder par là :

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Portrait de photographe #003 – Xavier LIARD (XLD)

L’idée derrière la série “Portrait de photographe” est de mettre en avant le travail de photographes que j’apprécie et de constituer une galerie de portraits de photographes (mettre le photographe de l’autre côté de l’objectif). Aujourd’hui, portrait de Xavier LIARD (XLD).

Autoportrait de Xavier LIARD - © Xavier LIARD - Tous droits réservés.

Autoportrait de Xavier LIARD – © Xavier LIARD – Tous droits réservés.

La première photo ?
Je ne me souviens pas de ma première photo mais celle qui m’a motivée au début est celle-ci : http://500px.com/photo/45674510/fast-&-calm-by-xavier-liard. Je l’avoue c’est très « cliché » comme photo, mais j’ai eu beaucoup de retours dessus et je l’ai retrouvée sur de nombreux sites sur Internet notamment en Chine et en Russie.

Ton dernier choc photographique ?
Un portrait de Sean Archer (Stanislav Puchkovsky de son vrai nom): http://500px.com/photo/50598522/nadya-by-sean-archer?from=user. Je trouve qu’il y a une ambiance, des angles, un contraste, une vraie émotion qui se dégage. Je suis resté un bon moment à regarder cette photo sous tous les angles pour mieux la comprendre. Chapeau bas !

Qu’est ce qui a déclenché ce besoin irrépréhensible de capturer la lumière ?
Il y a de cela presqu’un an avec deux amis (Ronan Trottier et Régis Jouvinier), on a créé un collectif pour se motiver à faire des sorties photos et tout mettre sur un même site : focal-riders.com. C’est beaucoup plus motivant car on échange beaucoup de choses tout en ayant des préférences très différentes. L’une de notre première séance sérieuse s’est déroulée dans un Sanatorium abandonné à 1h en voiture de Paris. C’était une expérience géniale, bien chargée en émotion !! A partir de là, plus de retour en arrière possible !

Au fond, qu’est-ce que tu cherches quand tu appuies sur le déclencheur ?
L’obsession de faire un jour LA photo et en particulier LE portrait qui me plaise à 100%. Au départ j’ai commencé par l’urbex puis peu à peu je me suis de plus en plus intéressé au portrait. Il y a une dimension humaine dans le portrait qui me plait énormément. C’est un art particulièrement délicat que je trouve très difficile et je ne suis jamais satisfait donc c’est très frustrant !

Des projets en gestation ?
Avec le collectif on cherche en ce moment un restaurant pour exposer nos photos. On est plutôt du genre à aller vite donc ce sera surement pour cette année ! Autrement je suis toujours à la recherche de collaborations notamment pour une séance « The Ring » dans un lieu urbex bien glauque (mais pas trop quand même !). S’il y a des MUA ou modèles qui lisent cet article n’hésitez pas !

Et si Photoshop n’existait pas ?
Pas grave j’utilise Lightroom ! Plus sérieusement, il y a l’éternel débat sur la différence entre une photo et l’image en général. De mon point de vue, peu importe les moyens tant que le résultat est là. Pour moi, l’important est de créer une émotion, de créer une belle image.

Le photographe qui t’inspire le plus ?
J’ai un peu honte de dire que la grande photographie du siècle dernier de m’émeut pas, à part bien entendu quelques exceptions comme la petite fille de Trang Bang ou certaines photos de Henri Cartier-Bresson. Cela doit être lié à la surenchère de « l’image » actuelle. Bref, il m’est très difficile de répondre à la question car il y en a trop. Voici quelques noms : Sean Archer, Magdalena Berny, Zachar Rise, Paul Apal’kin, Amanda Diaz pour le portrait et Joel Tjintjelaar, Lars van de Goor, Alexandre Deschaumes, etc.

Une photo que tu aurais aimé prendre ?
Il y’en a tellement ! Alors pour le frisson de l’instant sans hésiter celle-là! http://1x.com/photo/55766

Bio express : Ça va être court ! J’ai commencé la photo sérieusement l’année dernière quand j’ai acheté mon premier réflex (un Canon 700D). Depuis je fais de la photo dès que j’en ai le temps, ce qui n’est pas évident avec mon travail actuel. En janvier, en voyage au Japon, j’ai craqué pour un Canon 6D et depuis je fais surtout du portrait. Je suis du genre à prendre beaucoup de photos mais à publier peu. Récemment avec notre collectif nous commençons à recevoir des demandes de prestation et il n’est pas impossible que nous montions une activité prochainement mais pas à temps plein !

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Portrait de photographe #002 – Yann CIELAT

L’idée derrière la série “Portrait de photographe” est de mettre en avant le travail de photographes que j’apprécie et de constituer une galerie de portraits de photographes (mettre le photographe de l’autre côté de l’objectif). Aujourd’hui, portrait de Yann CIELAT.

Autoportrait de Yann CIELAT - © Yann CIELAT - Tous droits réservés.

Autoportrait de Yann CIELAT – © Yann CIELAT – Tous droits réservés.

La première photo ?
Première photo avec une intention de « photographe »… Aucune idée en fait, j’en shoote tellement qu’à un moment ça devient un peu bordélique dans ma tête. Mais la première vraie importante elle date de 2009. Une de mes premières photos de friche, une ligne de fuite très profonde dans un grand espace qui mélange des graffs, des ombres, beaucoup de textures. Elle est importante parce que je crois que c’est à ce moment-là que mon style s’est affirmé, que mon univers a commencé à se créer.

Ton dernier choc photographique ?
Il y a un mec que je suis depuis quelques temps, un photographe japonais, Tatsuo Suzuki, qui fait exclusivement de la street photography. Et à chaque fois il me scotche. Compo, traitement… Il déclenche toujours au bon moment. C’est très fort. Il a un style très identifiable, qui me parle beaucoup. En fait, je suis jaloux de ce mec-là !

Qu’est ce qui a déclenché ce besoin irrépréhensible de capturer la lumière ?
J’ai toujours été attiré par l’image, et j’ai très vite fait de la vidéo, jusqu’à avoir la chance d’en faire mon métier. Mais à un moment, il a fallu que je trouve un autre moyen de m’exprimer, parce que les lourdeurs de la vidéo (matérielles, logistiques, humaines…) commençaient à m’ennuyer. Et quand j’ai commencé la photo, ça a été une révélation. La liberté de m’exprimer artistiquement avec juste un APN, c’était complètement ce qu’il me fallait. J’ai toujours eu les yeux qui courraient partout, à chercher des éléments graphiques, des ambiances… Et maintenant je peux les shooter en quelques secondes. C’est venu tard, mais maintenant je suis complètement addict !

Au fond, qu’est-ce que tu cherches quand tu appuies sur le déclencheur ?
Déjà, je cherche à apaiser ma soif d’images. Ça fait partie de moi, j’en ai besoin. J’ai besoin de ma « dose ». Et s’il faut intellectualiser un peu ma démarche, alors appuyer sur le déclencheur signifie compléter le petit univers que je me suis créé. Il est très personnel, et j’espère très cohérent, du cadre au traitement. Que ce soit dans la rue ou dans une friche. Je cherche à laisser s’exprimer ma perception artistique des choses.

Des projets en gestation ?
Un projet avec une compagnie de théâtre, centré autour du monde de la boxe. Un bouquin aussi qui devrait sortir dans l’année, sur la série « Abstract Chaos » (avec Johann Lefebvre). Et des expos j’espère !!!! (C’est un appel au peuple).

Et si Photoshop n’existait pas ?
J’utiliserais Gimp:) Je ne sais pas, je ferais sans doute de la photo autrement. Mais c’est vrai que le traitement est une très grosse partie de mon boulot, et la photo brute est un matériau que je dois vraiment travailler pour avoir mon produit final. Quand je shoote, je sais déjà comment je vais traiter la photo.

Le photographe qui t’inspire le plus ?
Dur. Je ne sais pas. Ma culture est plus cinématographique que photographique. J’ai vu à la fin des années 90, « Le Dernier combat », de Luc Besson. Ce film a dû se faire une place de choix dans mon inconscient, parce que je l’ai revu après avoir commencé la photo, et ça a été un choc de voir à quel point mon travail en était inspiré.

Une photo que tu aurais aimé prendre ?
Trop compliqué. Je traîne pas mal sur les pages de photographes sur Facebook, et des photos que j’aurais aimé prendre, j’en vois tous les jours !

Bio express : J’ai bifurqué tranquillement de la vidéo à la photo et m’y suis mis sérieusement en 2009. J’ai commencé par la série « Abstract Chaos » avec Johann Lefebvre, qui nous a permis d’exposer plusieurs fois dans la région rouennaise. J’ai eu également l’occasion d’exposer à titre personnel, de donner quelques ITV à droite à gauche, et d’être publié sur des webzines (comme P58 ou Corridor Elephant). Mais ça reste un parcours très modeste:).

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Portrait de photographe #001 – Tybald JAUD

L’idée derrière la série “Portrait de photographe” est de mettre en avant le travail de photographes que j’apprécie et de constituer une galerie de portraits de photographes (mettre le photographe de l’autre côté de l’objectif). Aujourd’hui, portrait de Tybald JAUD.

Autoportrait - © Camille Arnaud - Tous droits réservés

Autoportrait de Tybald JAUD – © Camille Arnaud – Tous droits réservés

La première photo ?
J’ai réellement commencé la photo, il y a environ 6 ans, lorsque j’ai reçu pour mes 18 ans un bridge qui m’a permis de capturer tout ce qui m’entourait, depuis je passe le nez derrière mon boitier. Une de mes premières photos qui m’a vraiment marqué est un portrait de mon frère en noir et blanc avec de la farine prise en 2012, en la regardant même 2 ans après je me dis qu’elle représente bien ma manière de travailler encore aujourd’hui.

Ton dernier choc photographique ?
Je dirais que ça a été la rencontre avec Steve Mc Curry à Paris en octobre dernier, 900km aller-retour dans la journée pour une dédicace et une poignée de main mais ça valait carrément le coup, plus récemment je dirais que le décès de la jeune photojournaliste Camille Lepage m’a vraiment touché, j’ai une admiration très forte pour les photos reporters et ce genre de nouvelle nous rappelle que leur travail est à la fois très important et extrêmement dangereux.

Qu’est ce qui a déclenché ce besoin irrépréhensible de capturer la lumière ?
J’ai toujours été fasciné par les belles images à commencer par le travail de Vincent Munier, je passais des heures à feuilleter des magazines photo, et sur internet à la recherche de nouvelle découverte, mon grand frère s’est mis à la photo avant moi et je crois qu’il n’y est pas pour rien dans mon souhait de pratiquer la photographie, et aujourd’hui, c’est vraiment cool de voir qu’on continue tous les deux à faire de la photo.

Au fond, qu’est-ce que tu cherches quand tu appuies sur le déclencheur ?
Je pense que j’essaye de transmettre l’émotion que je ressens sur le moment, quand je prends des photos et que des personnes m’écrivent pour me dire que mes images leur parlent, je suis vraiment ravi.

Des projets en gestation ?
Je suis en train de m’organiser pour une ou deux expo sur Lyon, et je décolle pour la Chine début août.

Et si Photoshop n’existait pas ?
Pour ma part, je ne trouve pas que ça serait catastrophique, à part pour retoucher quelques fois la balance des couleurs et le contraste, je ne suis pas adepte des retouches plus poussées, le levé et couché de soleil offre suffisamment de superbes couleurs pour se passer de post traitement.

Le photographe qui t’inspire le plus ?
Je dirais que le photographe qui me fascine le plus est Steve McCurry, sa façon de sublimer les scènes de la vie, est une réelle source d’inspiration, les couleurs présentes sur ses clichés sont vraiment fantastiques, et sa vie est vraiment fascinante.

Une photo que tu aurais aimé prendre ?
Je dirais l’une des photos prise par Robert Capa durant le débarquement, même si le cadre dans lequel ces clichés ont été pris est absolument terrifiant, je trouve qu’entre le fait que Capa soit le seul photographe présent ce jour-là à Omaha Beach, et la perte d’une majeure partie des photographies lors du développement, entoure les 11 photographies restante d’une aura assez magistrale.

Bio express : Après deux ans de photos prises dans mon coin, j’ai intégré un bac pro photo, et à l’heure d’aujourd’hui, je suis devenu photographe indépendant depuis environ 3 mois.

Pour un aperçu détaillé des travaux de Tybald, il suffit de vagabonder par là :

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