Portrait de photographe #004 – Frédéric BOURRET

L’idée derrière la série “Portrait de photographe” est de mettre en avant le travail de photographes que j’apprécie et de constituer une galerie de portraits de photographes (mettre le photographe de l’autre côté de l’objectif). Aujourd’hui, portrait de Frédéric BOURRET.

The me nobody knows © Frédéric BOURRET – Tous droits réservés.

The me nobody knows © Frédéric BOURRET – Tous droits réservés.

La première photo ?
J’ai eu une forte émotion sur la photo nommée : before these crowded streets. Chaque fois que je la regarde j’ai une émotion toute particulière. C’est aussi la première photo que j’ai vendue.

Ton dernier choc photographique ?
J’aime beaucoup l’esprit décalé de Sean DuFrene.

Qu’est ce qui a déclenché ce besoin irrépréhensible de capturer la lumière ?
Un besoin irrépréhensible de capturer des émotions.

Au fond, qu’est-ce que tu cherches quand tu appuies sur le déclencheur ?
Je ne recherche rien, je ressens quelque chose et j’appuie. Je shoote très peu, il faut que je ressente quelque chose et si je prends une photo il faut que j’en fasse quelque chose. Je ne suis pas un serial shooter qui a 14.000 photos sur son ordinateur :) .

Des projets en gestation ?
Oui bien sur, ils se préparent et dès qu’ils seront dans la nature je pourrais plus en parler, pour l’instant ils murissent.

Et si Photoshop n’existait pas ?
J’utilise très très peu photoshop alors je dirais que ça ne changerais rien pour moi.

Le photographe qui t’inspire le plus ?
Il y a deux photographes qui m’inspirent, les clichés de Lee Friedlander pour la complexité des angles (notamment Knoxville, Tennessee, 1971) et aussi Jacques
Henri Lartigue pour la fraicheur et la joie de vivre qu’il a su transmettre dans ses clichés.

Une photo que tu aurais aimé prendre ?
J’aurais aimé photographier le New York des années 20.

Bio express : Artiste photographe français, Frédéric Bourret s’est d’abord formé à New-York, où, pendant cinq ans, de tirages en clichés, il se familiarise avec les cadrages, les reflets, les symétries. De cette étape ressort une très belle série en noir et blanc, sobrement intitulée “New York”. Une collection qui, par miroitement et géométries, rappelle l’imagerie traditionnelle de la ville, que nous ont transmise un Friedlander ou un Kertész, tout en y insufflant une quiétude et une paix peu habituelles. Vient ensuite “A Découvert”, une galerie de nus, également en noir et blanc, par laquelle l’artiste s’autorise un regard intimiste, sensible, doux. Des images témoignant du soin porté à la composition, au plan mais aussi à l’objet photographié qui se voit respecté et sublimé sans artifices ni travestissements. Ce bref panel de séries et de regards témoigne à la fois de la richesse créative et du bagage artistique de Frédéric Bourret. Un jeune, et donc prometteur, photographe que vous pouvez également découvrir au travers de trois recueils.

Pour un aperçu détaillé des travaux de Frédéric, il suffit de vagabonder par là :

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